Particules de dire

Quand le « je » se disperse et que les mots tombent sans appui, persiste pourtant un élan vers quelque part, vers quelque chose. Entre fragmentation et ténacité du langage existe une racine de cri qui tente de dire, malgré tout, ce qui ne peut plus se dire.

les
mots tombent
sans sujet
ni verbe —

bouche ouverte
à vide
syntaxe sans abri

je se fend
en particules de dire
éclats d’alphabet,
spirales de grammaire morte

et pourtant
quelque chose pousse
entre les lettres errantes —
une racine de cri
qui ne sait plus comment
dire
je

mais dit quand même


Pour suivre la revue inutile dans toute son inintéressantité

Abandonne-toi EUH Abonne-toi pour recevoir les derniers articles par mail (ils servent toujours à rien hein, t’inquiète pas)

← Retour

Confirmation : tu recevras nos textes dispensables, malgré toi. On s'excuse d'avance.

Tu viens de rejoindre l’élite des gens qui reçoivent des notifications dont ils n’ont pas besoin. Tu vas recevoir des mails sur des textes que tu ne savais pas vouloir lire mais que nous tenons à t’imposer. Bisou

, , ,

Laisser un commentaire