Je suis une chaise posée sous tu cul,
ça te ferait bien de la peine,
de savoir à quel point je m’en fous.
J’en ai vu défiler des centaines,
des culs très durs, des culs très mous,
des centaines qui s’affaissent,
des paires aux contours un peu flou.
Plus vraiment rien ne me touche,
je suis une chaise qui s’en branle de tout.
Je n’ai jamais eu le cœur brisé,
aussi raide que mes barreaux,
ni même non plus la modestie suprême,
d’avoir un siège un peu doux.
Le confort crois moi je l’emmerde,
je suis une chaise qui s’en branle de tout.
Je vis le présent entre quatre pieds,
recluse dans un coin de cuisine.
On m’agrippe, on me traine,
ça ne me fait plus rien du tout,
je suis une chaise qui s’en branle de tout.
J’aurais bien voulu qu’on m’aime,
que l’on me traite un peu mieux.
On m’en a fait subir des sévères,
on me grimpe dessus, on me renverse,
à peu près un peu tout,
et même un soir d’adultère,
un coït sans dessus dessous.
Mais plus rien ne m’exaspère,
je suis une chaise qui s’en branle de tout.
Bientôt ce sera moi le cul en l’air,
jetée, balancée dans un trou,
J’attends mon destin mortifère,
celui des objets inutiles jusqu’au bout.
Sache bien que tout cela m’indiffère,
je suis une chaise qui s’en branle de tout.

Chansonnette pour une chaise qui s’en branle
Je suis une chaise posée sous tu cul / ça te ferait bien de la peine / de savoir à quel point je m’en fous / J’en ai vu défiler des centaines / des culs très durs, des culs très mous / des centaines qui s’affaissent / des paires aux contours un peu flou /…
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